| Les Cahiers
Alexandre Dumas
La peine de mort
Cahier N°31
Avant-propos de Robert Badinter
Présentation
par Claude Schopp
 l
ne s’agit pas d’un débat de principe pour
ou contre la peine de mort, mais d’une réflexion
sur l’opportunité de son abolition que Dumas inscrit
comme objectif d’un long processus civilisateur, l’amélioration
des mœurs entraînant l’adoucissement de la
loi.
« Enfin, un jour, du fond d’une prison secrète
dans laquelle s’exhale le solitaire et triste soupir du
condamné, surgira la civilisation lumineuse, tenant à la
main, non l’épée, mais un rameau d’olivier
parce qu’elle ne sera plus combative mais victorieuse,
et criera d’une voix qui retentira d’un hémisphère à l’autre : « Réjouissons-toi
Humanité ! La peine de mort est abolie ! ».
Les
vingt-quatre articles de L’Indipendente se
sont presque naturellement distribués en trois parties,
la première constituant une étude synthétique
de l’histoire du droit relatif à la peine capitale, étourdissante
d’une érudition de seconde, voire de troisième
main, la deuxième rassemblant les pièces de la
polémique, c’est-à-dire les lettres de lecteurs,
en particulier des jurés du procès Rufio auxquels
A.Dumas répond vigoureusement, la troisième composée
de trois longues lettres qu’il adresse à l’adversaire
qu’il privilégie, l’écrivain Antonio
Raniéri, ami de Léopardi.
Enfin, pour compléter
cet ensemble, nous éditons
le récit fictionalisé de l’affaire Ruffio
qu’A.Dumas propose en feuilleton trois années plus
tard (1866) aux lecteurs du Mousquetaire sous le titre Le
Saint-Sacrement à Naples.
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