La peine de mort (n°31) Vous êtes ici : Accueil > La Société > Les Cahiers Dumas
Page précédente | Imprimer

Il ne s'agit pas d'un débat de principe pour ou contre la peine de mort, mais d'une réflexion sur l'opportunité de son abolition que Dumas inscrit comme objectif d'un long processus civilisateur, l'amélioration des mœurs entraînant l'adoucissement de la loi.

« Enfin, un jour, du fond d'une prison secrète dans laquelle s'exhale le solitaire et triste soupir du condamné, surgira la civilisation lumineuse, tenant à la main, non l'épée, mais un rameau d'olivier parce qu'elle ne sera plus combative mais victorieuse, et criera d'une voix qui retentira d'un hémisphère à l'autre : « Réjouissons-toi Humanité ! La peine de mort est abolie ! ».

Les vingt-quatre articles de L'Indipendente se sont presque naturellement distribués en trois parties, la première constituant une étude synthétique de l'histoire du droit relatif à la peine capitale, étourdissante d'une érudition de seconde, voire de troisième main, la deuxième rassemblant les pièces de la polémique, c'est-à-dire les lettres de lecteurs, en particulier des jurés du procès Rufio auxquels A.Dumas répond vigoureusement, la troisième composée de trois longues lettres qu'il adresse à l'adversaire qu'il privilégie, l'écrivain Antonio Raniéri, ami de Léopardi.

Enfin, pour compléter cet ensemble, nous éditons le récit fictionalisé de l'affaire Ruffio qu'A.Dumas propose en feuilleton trois années plus tard (1866) aux lecteurs du Mousquetaire sous le titre Le Saint-Sacrement à Naples.

Claude Schopp

Commander ce cahier

© Société des Amis d'Alexandre Dumas - 1998-2008 Haut de page
Page précédente