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Scène 5

                              SCENE V
Líhotesse, Adèle.

                              Adèle.
Et vous dites qu'il est impossible de se procurer des chevaux ?

                              L'hôtesse.
Madame, les quatre derniers sont partis il n'y a pas un quart d'heure.

                              Adèle.
Et quand reviendront-ils ?

                              Líhôtesse.
Cette nuit.

                              Adèle.
Oh ! mon Dieu ! au moment d'arriver !... quand il n'y a plus, d'ici à Strasbourg, que deux lieues. Ah ! cherchez, cherchez s'il n'y a pas quelque moyen.

                              L'hôtesse.
Je n'en connais pas... Ah ! cependant, si le postillon qui a amené madame était encore en bas, peut-être consentirait-il à doubler la poste.

                              Adèle.
Oui, oui, c'est un moyen... Courez, dites-lui que ce qu'il demandera, je le lui donnerai...Allez, allez. L'hôtesse sort. Oh ! il y sera encore,... il consentira... et, dans une heure, je serai près de mon mari... Ah ! mon Dieu ! je n'entends rien, je ne vois rien... Ce postillon sera reparti, peut-être... A l'hôtesse, qui rentre. Eh bien ?

                              Líhôtesse.
Il n'y est déjà plus... L'étranger qui vous a cédé cette chambre lui a dit quelques mots de sa fenêtre, et il est reparti à l'instant.

                              Adèle.
Que je suis malheureuse !

                              Líhôtesse.
Madame paraît bien agitée ?
                              Adèle.
Oui. Encore une fois, il n'y a aucun moyen de partir avant le retour des chevaux ?

                              L'hôtesse.
Aucun, madame.

                              Adèle.
Laissez-moi alors, je vous prie.

                              L'hôtesse.
Si madame a besoin de quelque chose, elle sonnera.

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